Circonstances particulières et soutiens à l’école
Prévention du suicide, intervention et postvention
Le suicide est l’un des problèmes les plus tragiques et les plus préoccupants de notre époque. Il est important que les leaders scolaires comprennent la prévalence du suicide chez les jeunes et adoptent une approche proactive en matière de prévention et d’intervention.
Que nous dit la recherche?
- En Ontario, 1 élève sur 6 signale des pensées suicidaires sérieuses.
- Bien que les taux de détresse psychologique autodéclarée aient augmenté depuis 2000, le pourcentage de tentatives de suicide et les taux de décès par suicide ont été relativement stables au fil du temps.
- En 2016 et 2018, le suicide était la troisième principale cause de décès pour les enfants de 10 à 14 ans. Chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans, le suicide était systématiquement la deuxième cause de décès.
- Vers l’âge de neuf ans, de nombreux enfants ont une compréhension approfondie de la mort et du suicide.
- Qu’ils comprennent ou non les conséquences de leurs actes, les enfants peuvent envisager la mort comme une option pour mettre fin à leur souffrance émotionnelle sans comprendre pleinement le caractère définitif de leurs actes.
- Au Canada, les jeunes transgenres (âgés de 15 à 17 ans) sont cinq fois plus susceptibles de déclarer des idées suicidaires et 7,6 fois plus susceptibles de déclarer une tentative de suicide, comparativement aux adolescents cisgenres et hétérosexuels. Chez les jeunes cisgenres, l’attirance pour le même sexe est associée à un risque 2,5 fois plus élevé d’idées suicidaires et à un risque 2,8 fois plus élevé de tentative de suicide.
- Les jeunes vivant dans les ménages les plus pauvres étaient moins susceptibles de déclarer avoir une bonne ou une excellente santé mentale et d’indiquer avoir sérieusement envisagé le suicide.
- La prévalence du suicide chez les peuples autochtones du Canada est élevée et disproportionnée par rapport à celle observée dans l’ensemble de la population canadienne. Cette situation demeure stable depuis plusieurs années et, dans certaines communautés, s’est même aggravée.
- Des données récentes datant de 2022 suggèrent que le taux de pensées et de comportements suicidaires chez les jeunes Noirs est également en augmentation.
Pourquoi est-ce important?
- Les écoles occupent une place unique pour les actions de promotion de la santé mentale, de dépistage précoce et de prévention du suicide. Ce travail se réalise quotidiennement grâce à un soutien cohérent et continu à tous les niveaux du système de soutien.
- Le personnel scolaire peut hésiter à aborder le sujet du suicide à l’école, car il craint de dire ou de faire quelque chose de mal. Un approfondissement des connaissances dans ce domaine permettrait de développer la sensibilisation, les compétences et la capacité d’agir face à ce sujet complexe.
- Le suicide chez les jeunes est un problème complexe lié à un large éventail de variables et d’influences qui dépassent le cadre individuel, qui sont aggravées par les inégalités sociales et raciales, ainsi que par les obstacles et les préjugés systémiques.
Comment les écoles peuvent aider
Examinez la politique de votre conseil scolaire en matière de prévention du suicide chez les jeunes ainsi que tous les documents de procédure qui décrivent des stratégies intentionnelles, fondées sur des données probantes et empreintes de compassion dans l’ensemble du spectre de la prévention, de l’intervention et de la postvention. Le leader en santé mentale au sein de votre conseil scolaire, de même que les professionnels de la santé mentale à l’échelle de l’école, du conseil et de la communauté, peuvent constituer des ressources précieuses pour soutenir votre apprentissage professionnel et celui du personnel scolaire dans ce domaine. Santé mentale en milieu scolaire Ontario offre un atelier de prévention du suicide et de promotion de la vie destiné au personnel scolaire, ainsi que des possibilités de formation sur l’évaluation et la gestion des risques suicidaires pour les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire réglementés. Communiquez avec le leader en santé mentale de votre conseil scolaire pour en savoir davantage.
Prévention
- La promotion de la santé mentale est une composante essentielle d’une approche globale de la prévention du suicide. Le travail de votre école au niveau 1 s’inscrit dans le cadre de la prévention du suicide.
- Une réflexion approfondie est nécessaire avant de mettre en œuvre des activités plus ciblées de sensibilisation au suicide au sein d’un conseil scolaire. Ce domaine d’activité est extrêmement complexe et comporte de nombreux risques. Consultez le leader en santé mentale de votre école ou un professionnel de la santé mentale en milieu scolaire et familiarisez-vous avec le document Outil d’aide à la décision en matière de santé mentale dans les écoles : Initiatives liées à la sensibilisation de la santé mentale des élèves – Pour les directions et directions adjointes d’école.
- La prise de décision doit tenir compte des meilleures recherches disponibles, des ressources disponibles, du jugement clinique et d’autres modes de connaissance (culturelles). Tenez compte des besoins particuliers des élèves, en adoptant une approche adaptée à la culture et affirmant l’identité, qui, lorsqu’elle est alignée sur une programmation fondée sur des données probantes, permettra non seulement de répondre aux besoins des élèves, mais aussi d’améliorer leurs résultats.
Intervention
- Lorsque vous apprenez qu’un élève a des pensées ou des idées suicidaires, suivez la procédure de votre conseil scolaire. Si votre préoccupation est urgente (par exemple, risque de suicide, risque pour autrui ou danger imminent), appliquez immédiatement les protocoles de l’école. Ne laissez jamais l’élève seul.
- Un professionnel de la santé mentale qualifié est responsable de réaliser une évaluation complète des risques, mais une direction ou direction adjointe d’école peut apporter le soutien apaisant nécessaire pour garantir la sécurité de l’élève et celle des autres.
- Si une évaluation complète des risques est effectuée, travaillez en collaboration avec le professionnel de la santé mentale, l’élève et sa famille pour élaborer un plan visant à assurer la sécurité à court et à long terme.
Postvention
- Lorsqu’un élève décède par suicide ou fait une tentative sérieuse de suicide, il s’agit d’un événement tragique unique qui nécessite des mesures précises, intentionnelles et réfléchies (souvent appelé « postvention ») au niveau du système et de l’école.
- La procédure du conseil scolaire peut contribuer à garantir que votre réponse est conforme aux pratiques exemplaires pour les communautés scolaires confrontées au décès d’un élève par suicide.
- Une étude canadienne a confirmé que les jeunes (âgés de 11 à 18 ans) sont particulièrement vulnérables aux idées suicidaires et que ceux qui connaissent une personne décédée par suicide sont beaucoup plus susceptibles d’envisager ou de tenter de se suicider eux-mêmes. C’est pourquoi on observe parfois des regroupements de comportements suicidaires dans une école ou une communauté.
- À la suite d’un décès par suicide, une communauté scolaire demeure exposée à un risque accru de comportements suicidaires pendant une période pouvant aller jusqu’à deux ans. Ces craintes de contagion soulignent la nécessité de stratégies de postvention intentionnelles et bien pensées, adaptées aux besoins particuliers de chaque école. La collaboration postvention mobilise les écoles, les parents, les aidants naturels, les organismes communautaires de santé mentale, les hôpitaux et les partenaires culturels et religieux qui travaillent ensemble.
- La commémoration à la suite du décès d’un élève nécessite une réflexion approfondie. Les décisions relatives aux commémorations doivent trouver un équilibre entre le désir de reconnaître le deuil et les répercussions futures sur les élèves et le personnel. Les monuments commémoratifs permanents ne sont pas recommandés.
Signes avant-coureurs du suicide
| Changements dans les comportements typiques | Enjeux liés à la douleur et à la perte | Prise de mesures actives |
|---|---|---|
| Diminution de la qualité des devoirs et baisse des notes Rêveries Abus de substances Humeur sombre ou signes de dépression (tristesse, irritabilité, ne plus éprouver le même plaisir en pratiquant des activités préférées) Sautes d’humeur soudaines Négligence de l’apparence personnelle Retrait de la classe, des activités parascolaires et de ses pairs Changements dans les habitudes de sommeil ou d’alimentation Absences inexpliquées de l’école Comportement violent, rebelle, imprudent ou à la recherche de sensations fortes | Perte d’une relation importante Décès d’un être cher, notamment par suicide Perte de l’estime de soi (échec scolaire, non-réalisation des attentes) Désaccord familial (divorce, abus de substances par les parents) Antécédents familiaux de maladie mentale ou de comportement suicidaire Déracinement et mobilité familiale Maladie physique grave Abus ou agression physique ou sexuelle Maladie mentale Conflit avec les pairs, manque de lien social ou vulnérabilité sociale | Devient soudainement extraverti alors qu’habituellement renfermé Donne des objets de valeur Parle ou écrit sur le suicide, notamment dans les médias sociaux, dans des journaux intimes ou dans des œuvres d’art Fait des remarques verbales ou écrites sur le fait d’être un raté, un bon à rien, un fardeau ou d’être isolé Collectionne ou possède des objets pouvant être utilisés pour un comportement suicidaire (moyens létaux) |
Que faire si vous êtes inquiet pour un élève
On craint souvent que le fait de parler de suicide et de poser directement des questions sur les pensées suicidaires ne fasse germer ces pensées dans l’esprit d’un élève. De ce fait, de nombreux adultes bienveillants évitent le sujet. En réalité, rien ne prouve que demander à quelqu’un s’il a des pensées suicidaires augmente son risque de développer de telles pensées. Parler de suicide montre plutôt que vous vous souciez des autres et que vous êtes disponible pour aider dans les moments difficiles.
- Restez calme, ou essayez de paraître calme même si vous ne l’êtes pas.
- Nommez les signes ou les comportements observés qui suscitent votre inquiétude.
- Promettez de respecter la vie privée, mais pas la confidentialité.
- Demandez-lui s’il a des pensées suicidaires.
- Écoutez activement et laissez place au silence.
- Validez ses émotions, sans valider ses pensées suicidaires ou son intention de mourir.
- Rassurez l’élève en lui disant qu’il peut obtenir de l’aide et qu’il ne se sentira pas ainsi pour toujours.
- Assurez une surveillance constante, même pour un simple déplacement aux toilettes.
- Prenez contact avec la direction ou direction adjointe de votre école conformément au protocole de prévention du suicide de votre conseil scolaire.
- Apportez votre soutien à l’élève en attendant une aide supplémentaire.
Voici quelques phrases que vous pouvez utiliser :
Amorcer la conversation
- « Salut, tu as une minute? Je voulais simplement prendre de tes nouvelles et voir comment ça va. »
- « Merci d’avoir pris quelques minutes pour me parler. J’ai remarqué que tu sembles vraiment stressé(e) ces derniers temps. Veux-tu en parler? »
- « J’ai remarqué que tu ne remets plus tes travaux. Ce n’est pas ton genre. Tout va bien? »
Aborder la question du suicide
- « On dirait que les choses sont vraiment difficiles en ce moment. Est-ce que la situation devient parfois si difficile que tu penses au suicide? »
- « Est-ce que ça devient parfois tellement insupportable que tu penses à mettre fin à tes jours? »
- « Parfois, quand les gens se sentent vraiment déprimés et qu’ils ne pensent pas que la situation va s’améliorer, ils pensent à mettre fin à leurs jours. As-tu déjà eu des pensées suicidaires? »
Rassurer l’élève
- « Ce que tu traverses semble vraiment difficile, surtout si tu as dû y faire face seul(e). Maintenant que je suis au courant, tu n’as plus à porter ça seul(e). »
- « Je veux le meilleur pour toi et je suis là pour t’aider. Merci de m’avoir fait confiance et de m’avoir parlé de ce que tu vis. »
- « Je suis là pour t’écouter, et il y a aussi d’autres personnes à l’école qui peuvent t’offrir du soutien. »
Si un élève révèle avoir mis en œuvre un plan suicidaire (par exemple, avoir ingéré des médicaments ou des substances dans l’intention de mourir), il s’agit d’une urgence médicale et vous devez suivre le protocole de votre conseil scolaire en matière de suicide et appeler immédiatement une ambulance. Il ne faut jamais laisser l’élève seul – même pour aller aux toilettes – sauf si votre présence à ses côtés présente un danger.
Travailler ensemble pour la sécurité et le bien-être des élèves
La prévention du suicide et le soutien à la santé mentale des élèves sont une responsabilité commune au sein de la communauté scolaire. En travaillant ensemble — membres du personnel enseignant, familles, élèves et partenaires communautaires — nous pouvons créer des milieux bienveillants et inclusifs où les élèves se sentent vus, soutenus et à l’aise de demander de l’aide lorsqu’ils en ont le plus besoin.
Ressources pour soutenir la prévention du suicide chez les jeunes
de Stigter, R. W., Nelen, W., Delsing, M., de Berk, A., Kooijmans, R., Offerman, E., Asselman, M., Nijhof, K., Lindauer, R., & Helmond, P. (2024). Implementing a school-wide trauma-informed education approach: An evaluation of student outcomes during the first year of implementation. Journal of Child & Adolescent Trauma, 18(1), 71–85. https://doi.org/10.1007/s40653-024-00663-0
Feriante, J., & Sharma, N. P. (2026). Acute and chronic mental health trauma. In StatPearls. StatPearls Publishing. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK594231/
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Masri-Zada, T., Martirosyan, S., Abdou, A., Barbar, R., Kades, S., Makki, H., Haley, G., & Agrawal, D. K. (2025). The impact of social media and technology on child and adolescent mental health. Journal of Psychiatry and Psychiatric Disorders, 9(2), 111–130.
Ormiston, H. E., Nygaard, M. A., & Apgar, S. (2022). A systematic review of secondary traumatic stress and compassion fatigue in teachers. School Mental Health, 14(4), 802–817. https://doi.org/10.1007/s12310-022-09525-2
Prkno, D., Grafe, N., Schulz, M. S., Kiess, W., & Poulain, T. (2025). Children’s and adolescents’ negative internet experiences and the association with quality of life and behavioural difficulties: A cross-sectional study. BMJ Paediatrics Open, 9(1), e003135. https://doi.org/10.1136/bmjpo-2024-003135
Torrico, T. J., & Mikes, B. A. (2026). Posttraumatic stress disorder in children. In StatPearls. StatPearls Publishing. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK559140/
Center for Substance Abuse Treatment. (2014). Understanding the impact of trauma. In Trauma-informed care in behavioral health services. Substance Abuse and Mental Health Services Administration. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK207191/
Les événements tragiques
Les événements tragiques, comme les accidents, les catastrophes naturelles, la violence et les crimes haineux, peuvent affecter les personnes, les classes, les écoles, les communautés et bien plus. Votre conseil scolaire a mis en place des processus pour faire face aux incidents critiques et aux tragédies – vous serez soutenus lorsque vous aiderez votre communauté scolaire à traverser des périodes d’incertitude, de tragédie et de perte.
Pourquoi est-ce important?
- Les nouvelles et les informations, à la fois factuelles et spéculatives, peuvent amener les élèves à éprouver un large éventail d’émotions et peuvent nuire à leur capacité à apprendre ainsi qu’à la façon dont ils interagissent à l’école.
- Des événements ou des situations tragiques peuvent aggraver les défis existants pour les élèves, le personnel, les parents et les aidants naturels qui peuvent déjà être confrontés à des injustices, à des préjudices ou à des pertes.
- Le milieu calme et favorable de la salle de classe et les routines prévisibles de l’école peuvent aider les élèves à la suite d’un événement tragique ou en période d’incertitude.
Réactions courantes aux événements tragiques
La façon dont les élèves réagiront aux événements variera. Le stade de développement, la proximité physique ou émotionnelle à l’événement et les expériences antérieures dans des situations tragiques peuvent avoir une incidence sur la réaction des élèves. Les réactions peuvent durer des jours, et parfois des semaines.
Les réactions peuvent comprendre :
- absentéisme
- colère ou irritabilité
- anxiété
- fatigue
- manque de concentration
- maux physiques
- tristesse
- distance sociale
Généralement, elles s’atténuent au fil du temps lorsque nous aidons les élèves à exprimer leurs sentiments, les rassurons sur le fait qu’ils sont en sécurité et protégés, et les aidons à mieux comprendre.
Comment les écoles peuvent-elles contribuer?
Appuyez-vous sur les conseils et sur les ressources de l’équipe de leadership en santé mentale et de l’équipe d’intervention en cas d’incident critique de votre conseil scolaire lorsque vous traversez des périodes d’incertitude et de tragédie. Voici quelques éléments à prendre en considération avec votre équipe :
Maintenir un climat de classe calme
- Sachez qu’en période de tragédie, les réactions des adultes donnent le ton aux élèves.
- Promouvez un rythme calme pour l’apprentissage ainsi que des délais souples, au besoin.
- Une fois que les élèves ont eu le temps d’assimiler la nouvelle, de la digérer et de trouver du soutien, essayez de maintenir des routines régulières et prévisibles
- Réduisez le nombre et la durée de leçons formelles.
- Envisagez de reporter ou de changer le cours si le contenu du programme à l’étude est plutôt délicat.
- Utilisez des activités d’apprentissage qui vous permettent de vérifier comment vont les élèves et de prendre le temps de communiquer avec eux.
- Favorisez un espace calme en classe pour la réflexion et le dialogue parmi les élèves.
- Encouragez les élèves à limiter leur consommation de médias sociaux et d’informations télévisées.
Accompagner les élèves qui sont confrontés à des émotions intenses à la suite d’un événement tragique, dans le cadre de la vie scolaire quotidienne
- Offrez aux élèves l’occasion d’entreprendre des discussions lorsque le moment leur convient plutôt que de diriger la discussion au niveau de toute la classe.
- Écoutez attentivement pour savoir comment les élèves perçoivent la situation.
- Fournissez des explications factuelles sur les événements de manière adaptée à l’âge des élèves.
- Calmez les inquiétudes, rappelez les procédures de sécurité et rappelez aux élèves qu’ils sont en sécurité.
- Validez les sentiments de tristesse, de colère, d’anxiété et aidez les élèves à reconnaître que ces émotions peuvent prendre du temps à s’atténuer.
- Encouragez les élèves à puiser dans leur spiritualité, leurs réseaux de soutien, leurs stratégies de soins personnels et d’autres avenues positives qui puissent les aider.
- Modelez la compassion, l’adaptation positive à la situation et les autosoins.
- Aidez les élèves à noter les héros silencieux et les signes d’espoir.
Reconnaître lorsqu’un élève éprouve des difficultés et pourrait avoir besoin d’un soutien supplémentaire
- Faites une liste des élèves qui pourraient être à risque en raison de leur proximité avec l’événement tragique, d’un traumatisme antérieur, etc.
- Surveillez ces élèves de plus près, en communiquant avec eux tous les jours.
- Reconnaissez que même les élèves qui ne démontrent aucun lien ou vulnérabilité apparente pourraient éprouver des difficultés.
- Surveillez les changements dans le comportement des élèves et/ou les émotions qui sont excessives sur le plan de l’intensité et de la durée.
- Surveillez les signes indiquant que le comportement et/ou les émotions des élèves interfèrent avec le fonctionnement quotidien de l’école.
- Si vous avez des préoccupations, notez vos observations et consultez le professionnel de la santé mentale en milieu scolaire affecté à votre école.
- Discutez de vos préoccupations avec l’élève d’une manière compatissante et adaptée à son âge.
- Utilisez les processus courants de l’école ou de la classe pour communiquer avec les parents ou les aidants naturels afin de discuter de vos observations et de vos préoccupations.
Fournir des mesures d’adaptation en classe, si nécessaire
- Accueillez chaque jour les élèves qui pourraient être plus à risque d’une manière calme, bienveillante et intentionnelle.
- Présentez aux élèves qui éprouvent des difficultés les soutiens scolaires disponibles et comment ils peuvent y accéder.
- Favorisez des occasions de dialogue au sein d’un climat de classe calme.
- Maintenez les attentes scolaires, mais les adoucir si un élève semble bouleversé.
- Aidez les élèves à terminer leurs travaux scolaires en morcelant les tâches pour qu’elles soient plus faciles à gérer, en les jumelant avec d’autres élèves, etc.
- Accordez plus de temps pour terminer les tests et les devoirs, au besoin.
- Encouragez les élèves à vous faire signe s’ils ont des difficultés et ont besoin de parler, ou s’ils veulent prendre du recul par rapport à une tâche.
- Aidez les élèves à participer à des activités qui peuvent favoriser la guérison (par exemple, écrire une carte, faire un don).
Aider les élèves éprouvant des difficultés et leurs familles à accéder à un soutien plus intensif, au besoin
- Soyez au courant des mesures de soutien qui existent au niveau de l’école, du conseil scolaire et de la communauté.
- Soyez au courant du cheminement local pour accéder aux services.
- Travaillez avec l’équipe-école pour sensibiliser les parents, les aidants naturels et l’élève aux soutiens et aux services disponibles.
- Faites part de vos observations pour faciliter l’aiguillage et la planification du traitement, avec le consentement des parents ou des aidants naturels,
- Continuez à fournir des mesures d’adaptation en classe aux élèves qui éprouvent des difficultés à la suite d’un événement tragique.
- Utilisez les stratégies pédagogiques recommandées par le prestataire de services.
Prenez soin de vous et de votre équipe-école
- Reconnaissez que les réactions de deuil peuvent durer plusieurs jours ou semaines.
- Profitez de l’occasion pour parler de la situation et de vos sentiments avec vos amis, votre famille et vos collègues.
- Essayez de conserver des routines et des horaires réguliers.
- Assurez-vous de bien manger, dormir, jouer, faire de l’exercice et rire. Accordez-vous la permission de prendre du temps pour vous.
- Adoptez des stratégies positives pour gérer votre tristesse, vos peurs, votre colère et vos inquiétudes.
- Demandez de l’aide. Ce n’est pas une expérience que vous devez confronter seul. Vous pouvez obtenir de l’aide par l’entremise du programme d’aide aux employés, consulter votre médecin de famille, ou communiquer avec une ligne d’écoute téléphonique.
de Stigter, R. W., Nelen, W., Delsing, M., de Berk, A., Kooijmans, R., Offerman, E., Asselman, M., Nijhof, K., Lindauer, R., & Helmond, P. (2024). Implementing a School-Wide Trauma-Informed Education Approach: An Evaluation of Student Outcomes during the First Year of Implementation. Journal of Child & Adolescent Trauma, 18(1), 71–85. https://doi.org/10.1007/s40653-024-00663-0
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Masri-Zada, T., Martirosyan, S., Abdou, A., Barbar, R., Kades, S., Makki, H., Haley, G., & Agrawal, D. K. (2025). The Impact of Social Media & Technology on Child and Adolescent Mental Health. Journal of Psychiatry and Psychiatric Disorders, 9(2), 111–130.
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Prkno, D., Grafe, N., Schulz, M. S., Kiess, W., & Poulain, T. (2025). Children’s and Adolescents’ Negative Internet Experiences and the Association with Quality of Life and Behavioural Difficulties: A Cross-Sectional Study. BMJ Paediatrics Open, 9(1), e003135. https://doi.org/10.1136/bmjpo-2024-003135
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