Avez-vous besoin d'aide maintenant?

Nous n’offrons pas de conseils, de consultations ni de traitements en matière de santé mentale. Si une personne que vous connaissez ou vous-même êtes en état de crise, veuillez communiquer avec l’équipe d’intervention d’urgence de votre communauté locale. Vous pouvez également appeler la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux être des Autochtones au 1 855 242-3310, le Service d’aide téléphonique pour les jeunes Noirs ( Black Youth Helpline) au 1-833-294-8650 ou Jeunesse, j’écoute au 1-800-668-6868.

À propos de la santé mentale des enfants et des jeunes en Ontario

Comprendre la santé mentale et la santé liée à la consommation de substances

La santé mentale et les maladies mentales sont liées, mais elles ne sont pas identiques. Il est donc important de bien comprendre cette différence.

Qu’est-ce que la santé mentale?

L’Organisation mondiale de la santé définit la santé mentale comme un état positif de bien-être et d’épanouissement qui permet de ressentir, de penser et d’agir de manière à profiter de la vie et à surmonter ses difficultés.  

Pour les enfants et les jeunes, une bonne santé mentale : 

  • favorise l’apprentissage et l’engagement; 
  • renforce les liens sociaux et le sentiment d’appartenance; 
  • renforce la résilience et les capacités d’adaptation. 

Lorsque les élèves jouissent d’une bonne santé mentale, ils sont plus disposés à apprendre, ils ressentent un fort sentiment d’appartenance à l’école et obtiennent de meilleurs résultats scolaires. 

De nombreuses perspectives nous aident à comprendre la santé mentale et le bien-être. Par exemple, le Cadre du continuum du mieux-être mental des Premières Nations décrit le mieux-être comme « un équilibre entre les aspects mental, physique, spirituel et émotionnel » de la vie. Cette vision holistique nous rappelle que chacun, y compris les personnes souffrant de maladie mentale ou en situation de vulnérabilité, possède la force et la capacité de mener une vie équilibrée et épanouie. Les modèles conceptuels de la santé mentale mettent de plus en plus l’accent sur l’épanouissement et le mieux-être, partant du principe que la santé mentale ne se résume pas à l’absence de maladie mentale. Tout comme la santé physique, la santé mentale nous appartient à tous et nous devons en prendre soin à long terme.

Que sont les maladies mentales?

Les maladies mentales sont des troubles qui influent sur l’humeur, la pensée ou le comportement et qui, à long terme, peuvent considérablement perturber la vie quotidienne. Parmi les exemples de maladies mentales, on peut citer les troubles de l’humeur, les troubles anxieux, la schizophrénie, les troubles alimentaires et les troubles liés à la consommation de substances. 

Le cerveau joue un rôle essentiel dans nos pensées, nos émotions et nos comportements; c’est pourquoi les maladies mentales sont souvent considérées comme des maladies du cerveau. Cette affirmation est en partie vraie, car les maladies mentales sont également influencées par toute une série de facteurs et d’expériences, notamment les suivants :  

Il faut bien garder à l’esprit que même lorsque nous, ou nos élèves, souffrons de troubles de santé mentale graves, le rétablissement et le mieux-être restent à notre portée.  

Pourquoi est-ce important dans les écoles? 

L’école est un lieu où l’on apprend, où l’on tisse des liens et où l’on se sent à sa place au quotidien. Par conséquent, elle joue un rôle essentiel dans la promotion de la santé mentale de tous les élèves. 

Quand les écoles : 

  • favorisent une santé mentale positive, 
  • repèrent les premiers signes de détresse,  
  • fournissent un soutien opportun et adapté à la culture, 

les élèves sont plus à même de s’impliquer, de se sentir concernés et d’apprendre. 

Que nous dit la recherche?  

Certaines formes de maladie mentale sont rares (p. ex., 1 % de la population canadienne souffre de schizophrénie). D’autres types de troubles mentaux sont plus fréquents. Globalement, 18 % des Canadiens de plus de 15 ans répondaient aux critères diagnostiques d’un trouble de l’humeur, de l’anxiété ou lié à la consommation de substances au cours des 12 derniers mois.  

Les données relatives aux enfants et aux jeunes sont les suivantes : 

Pour obtenir davantage de renseignements, consultez l’Aperçu de la santé mentale des élèves

Quelle est la différence entre la détresse et un trouble?

Tout le monde vit des hauts et des bas. Le stress, la tristesse, l’inquiétude ou les changements de comportement peuvent faire partie du développement normal, surtout pendant l’adolescence. De ce fait, il peut s’avérer difficile de déterminer si les changements que vous observez relèvent simplement d’une réaction courante ou d’une fluctuation normale, ou s’il s’agit d’un problème plus grave nécessitant un traitement. Chez les jeunes enfants, les troubles de santé mentale passent souvent inaperçus, car ils n’expriment pas toujours leurs sentiments et leurs pensées d’une manière qui signale un problème de santé mentale.  

Une règle générale utile consiste à prêter attention aux changements qui :  

  • durent plus de deux semaines;  
  • provoquent une détresse; 
  • ont une incidence négative sur la vie quotidienne. 

Dans ce cas, il faut penser à demander de l’aide.  

Comprendre la relation entre la santé mentale et la maladie mentale

La santé mentale ne se résume pas à l’absence de maladie mentale. Il s’agit d’un sentiment de bien-être et d’épanouissement. Il est important de noter que même en souffrant d’une maladie mentale, il est possible de se sentir bien mentalement. Il est également possible d’avoir des problèmes de santé mentale sans pour autant souffrir d’une maladie mentale. Le modèle du double continuum permet d’expliquer la relation entre la santé mentale et la maladie mentale, comme deux concepts distincts, mais interreliés.

Voir ci-dessous pour la description complète.

Cette illustration se veut une représentation visuelle du modèle de la santé mentale à deux axes. L’illustration est divisée en quatre quadrants au milieu desquels se trouvent deux flèches bidirectionnelles, l’une en position verticale et l’autre en position horizontale. Les flèches représentent un continuum sur les deux axes. L’axe nord-sud porte l’étiquette « bonne santé mentale » en haut et l’étiquette « santé mentale précaire » en bas. L’axe est-ouest porte l’étiquette « aucune maladie mentale » du côté droit et l’étiquette « maladie mentale sévère » du côté gauche. Le premier quadrant en haut, à droite, affiche le texte « bonne santé mentale en l’absence d’une maladie mentale ». En allant vers le bas, à droite, le quadrant affiche le texte « ayant une santé mentale précaire en l’absence d’une maladie mentale ». Le quadrant en bas, à gauche, affiche le texte « ayant une santé mentale précaire en présence d’une maladie mentale ». Le dernier quadrant, en haut, à gauche, affiche le texte « bonne santé mentale en présence d’une maladie mentale ».

Sur l’axe horizontal du continuum, une personne peut se situer quelque part entre « aucune maladie mentale » et « maladie mentale sévère ». Il est important de noter que cette position peut évoluer au fil du temps, en fonction du traitement ou des changements de situation personnelle. Parallèlement, sur l’axe vertical du continuum, une personne peut se trouver soit dans un bon état de santé mentale, soit dans un mauvais état, ou quelque part entre les deux. Là encore, ce sentiment de bien-être peut évoluer avec le temps et n’est pas statique. Cela signifie que :  

  • une personne peut souffrir d’une maladie mentale tout en jouissant d’une bonne santé mentale; 
  • une personne peut ne souffrir d’aucune maladie mentale et pourtant avoir une mauvaise santé mentale. 

À l’école, cette prise de conscience montre bien pourquoi la promotion de la santé mentale et la littératie profitent à tous les élèves, et pas seulement à ceux qui souffrent d’une maladie. Les pratiques quotidiennes peuvent renforcer le bien-être, peu importe la position de l’élève sur le continuum.  

Cette courte vidéo du Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) décrit plus en détail le modèle du double continuum : 

Santé liée à la consommation de substances

La santé liée à la consommation de substances fait partie intégrante de la santé et du bien-être général. Cette approche tient compte du fait que la consommation de substances s’inscrit dans un continuum et que l’expérience que les gens en ont peut évoluer. 

Plutôt que de se concentrer uniquement sur la maladie ou l’abstinence, la santé liée à la consommation de substances examine à la fois les avantages et les risques, et soutient des réponses éclairées, compatissantes et fondées sur des données probantes. 

Qu’est-ce que la santé liée à la consommation de substances? 

La santé liée à la consommation de substances désigne l’ensemble des interactions possibles entre les personnes et les substances, qu’il s’agisse d’une absence totale de consommation, d’une consommation à faible risque, d’une consommation à risque plus élevé ou, pour certains, d’un trouble lié à l’utilisation de substances. (CAPSA, 2022).

Cette approche : 

  • reconnaît que certaines substances peuvent être utilisées à des fins bénéfiques pour la santé (p. ex., à des fins médicinales ou cérémonielles); 
  • reconnaît que l’utilisation de substances peut également comporter des risques et avoir des effets négatifs; 
  • privilégie la compréhension, la prévention et le soutien plutôt que le jugement. 

CAPSA propose ce visuel pour illustrer le spectre de la santé liée à l’utilisation de substances, allant de l’absence de consommation à la dépendance, en passant par une consommation faible, une consommation élevée, une santé déclinante et les troubles liés à l’utilisation de substances. Chacun a sa place sur le spectre de la santé liée à l’utilisation de substances, et cette place peut évoluer au fil du temps en fonction des circonstances de vie, du stress, du soutien et de l’environnement :

Description du spectre de la CAPSA"s

L’image est une infographie circulaire intitulée « Spectre de la santé liée à l’utilisation de substances ». Cette infographie montre que chacun se situe quelque part sur un spectre en matière d’utilisation de substances, et que cette position peut évoluer.

Au centre se trouve un petit cercle portant l’inscription « Spectre de la santé liée à l’utilisation de substances (CAPSA) ». Autour de lui se trouvent plusieurs anneaux colorés qui s’étendent vers l’extérieur, illustrant différentes expériences le long du spectre.

L’anneau intérieur représente la relation aux substances, avec les mentions « Je n’utilise plus ou pas de substances, j’ai une relation avec une ou plusieurs substances, je remarque un changement dans ma santé, je n’arrive plus à maintenir mes objectifs de santé. » En s’éloignant du centre, les couleurs changent et les étiquettes décrivent les niveaux de risque, notamment les suivants : « Pas d’usage, risque plus faible, risque plus élevé, santé en déclin, trouble lié à l’utilisation de substances. »

En haut de l’image, un texte incurvé indique : « Une personne peut être stigmatisée à tout moment du spectre. » La stigmatisation semble toucher tout le monde, peu importe où on se situe sur le spectre.

Au bas de l’image se trouve une section intitulée « Principes fondamentaux du spectre ».

Ces principes soulignent que :

  • chaque personne a une place sur le spectre de la santé liés à l’utilisation de substances;
  • toute utilisation de substances affecte notre santé. Elle comporte à la fois des bénéfices et des risques;
  • la promotion de la santé peut avoir lieu à n’importe quel moment sur le spectre;
  • les substances peuvent être utilisées à des fins traditionnelles, culturelles et médicinales.

La conception générale joue sur un dégradé de couleurs, allant des tons froids aux tons chauds, pour illustrer visuellement le passage d’un risque faible à un risque élevé, soulignant ainsi que la consommation de substances n’est ni figée ni binaire.

Pourquoi est-ce important dans les écoles?

La santé liée à la consommation de substances est étroitement liée à l’apprentissage, au bien-être et au sentiment d’appartenance. Les écoles sont des lieux importants pour : 

  • renforcer les connaissances et les compétences qui aident les élèves à faire des choix éclairés; 
  • réduire la stigmatisation et la désinformation; 
  • repérer les premiers signes de consommation de substances et apporter un soutien; 
  • mettre en relation les élèves et les familles avec l’aide appropriée en cas de besoin. 

En adoptant une approche axée sur la santé plutôt que sur la peur ou la répression, nous favorisons une prévention et une intervention précoce qui sont plus efficaces. 

Que sont les troubles liés à la consommation de substances et les dépendances?

Le trouble lié à la consommation de substances se caractérise par une consommation continue et compulsive de substances telles que l’alcool, la nicotine, le cannabis ou d’autres drogues, malgré les répercussions négatives sur la vie, les relations ou le bien-être d’une personne (Santé Canada). Certains effets peuvent également contribuer à renforcer les comportements de dépendance, notamment :  

  • la tolérance accrue; 
  • la dépendance; 
  • les symptômes de sevrage lors de l’arrêt de la consommation. 

La dépendance peut aussi aller au-delà de la consommation de substances et englober des comportements compulsifs et persistants liés à l’utilisation d’Internet, aux jeux vidéo, aux jeux de hasard, aux achats compulsifs et à l’exercice physique. Lorsque les comportements addictifs s’intensifient, des risques graves peuvent survenir; par exemple, chez les jeunes adultes de 18 à 29 ans, les risques associés aux jeux d’argent en ligne sont importants : jusqu’à 23 % de ceux qui ont pris part à cette activité au cours de la dernière année se sont endettés, ont vu leurs économies diminuer et ont vu leur santé mentale se détériorer.  

Les troubles liés à la consommation de substances et les dépendances sont souvent mal compris et fortement stigmatisés. L’utilisation d’un langage clair et précis contribue à réduire la stigmatisation et favorise des réponses empreintes de compassion envers les jeunes en difficulté. 

Que nous dit la recherche?

  • La santé mentale et la santé liée à la consommation de substances sont étroitement liées.  
  • Par rapport à la population générale, les personnes atteintes de maladie mentale ont deux fois plus de risques de souffrir d’un trouble lié à la consommation de substances.  
  • Les personnes souffrant d’un trouble lié à la consommation de substances ont jusqu’à trois fois plus de risques de souffrir d’une maladie mentale.  
  • Les jeunes de 15 à 24 ans ont des taux de maladie mentale et de troubles liés à la consommation de substances supérieurs à tout autre groupe d’âge.    

Compte tenu de ce lien, il est important de renforcer simultanément les connaissances de base en matière de santé mentale et de consommation de substances psychoactives afin d’aider les jeunes à faire des choix sains et éclairés. 

Aperçu de la santé mentale des élèves

Ce que les données nous apprennent sur la santé mentale des enfants et des jeunes au Canada : 

Les problèmes de santé mentale commencent souvent tôt. 

  • Environ 70 % des problèmes de santé mentale et de consommation de substances commencent durant l’enfance ou l’adolescence. 
  • En Ontario, environ un élève sur cinq (de 4 à 17 ans) répond aux critères d’une maladie mentale. 
  • Les troubles les plus courants chez les enfants et les jeunes sont les suivants : 
    • les troubles anxieux (trouble d’anxiété généralisée, trouble panique, trouble d’anxiété de séparation, trouble d’anxiété sociale);  
    • les troubles de l’humeur (trouble dépressif majeur, trouble dépressif persistant, trouble bipolaire); 
    • le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH); 
    • les troubles du comportement (trouble des conduites, trouble oppositionnel avec provocation). 

L’expérience des élèves a évolué pendant la pandémie 

  • Durant la pandémie, les taux de détresse psychologique signalés chez les jeunes, notamment les symptômes d’anxiété, de dépression et autres problèmes de santé mentale, ont augmenté à l’échelle mondiale.  
  • Les adolescents plus âgés, en particulier les filles âgées de 15 à 17 ans, ont été particulièrement touchés. 
  • En 2021, 39 % des élèves de l’Ontario ont déclaré que la pandémie avait eu des effets négatifs « très importants » ou « extrêmement importants » sur leur santé mentale. Ce pourcentage a diminué pour atteindre 27,1 % en 2023. 
  • Plusieurs indicateurs de santé mentale suggèrent des tendances à la stabilisation par rapport aux rapports de la période pandémique (p. ex., une baisse du nombre de visites aux urgences ou d’hospitalisations pour des problèmes de santé mentale, des taux stables en matière de pensées suicidaires et de tentatives de suicide, ainsi que des niveaux de détresse psychologique stables); cependant, dans la plupart des régions, ces taux restent plus élevés qu’avant la pandémie, notamment chez les adolescentes

Les modes de consommation de substances et autres comportements addictifs évoluent

La consommation d’alcool et de cannabis chez les élèves a généralement diminué au cours des deux dernières décennies. L’utilisation de cigarettes électroniques a considérablement augmenté entre 2015 et 2019, mais a ensuite diminué. Toutefois, de fortes augmentations ont été signalées concernant l’usage non médical d’opioïdes et de sirops contre la toux. 

Durant la pandémie, les préoccupations liées : 

  • à l’usage excessif des médias sociaux, 
  • aux jeux vidéo et aux jeux de hasard en ligne, 

ont fortement augmenté, atteignant un sommet vers 2021 et diminuant légèrement vers 2023, sans toutefois revenir aux niveaux d’avant la pandémie. 

L’accès aux soins pour les jeunes évolue

Durant la pandémie, les visites aux urgences pour des problèmes de santé mentale ont augmenté. Les données récentes indiquent que : 

  • le nombre total d’hospitalisations d’enfants et de jeunes de 5 à 24 ans a diminué au cours des cinq dernières années; 
  • davantage de jeunes reçoivent des soins auprès de médecins en milieu communautaire; 
  • les ordonnances de médicaments psychotropes ont augmenté, ce qui suggère un recours accru à de l’aide en dehors des services d’urgence. 

Certaines préoccupations demeurent élevées 

  • On a constaté une augmentation importante des demandes d’aide pour les troubles alimentaires au début de la pandémie. 
  • Bien que les consultations aux urgences et les hospitalisations aient diminué depuis, elles restent supérieures aux niveaux pré-pandémiques, notamment chez les filles de 10 à 17 ans. 
  • Au cours des cinq dernières années, la plupart des hospitalisations pour des problèmes de santé mentale concernaient des jeunes filles de 17 à 19 ans. 
  • Les enfants et les jeunes issus de quartiers défavorisés présentent des taux d’hospitalisation plus élevés, mais des taux de consultations médicales plus faibles. 

L’équité compte

La santé mentale est façonnée par les conditions sociales, l’identité et l’accès aux ressources. En raison du racisme, de la marginalisation et d’autres inégalités, certains jeunes font face à des risques plus importants que d’autres.

En voici des exemples : 

  • Les jeunes autochtones présentent des taux de pensées et de comportements suicidaires cinq à six fois plus élevés que leurs pairs non autochtones. L’accès à des programmes axés sur la culture, la langue, le bien-être mental fondé sur les points forts et la promotion de la vie, dans les écoles et les communautés, a un effet protecteur. 
  • Les jeunes 2ELGBTQIA+ sont plus susceptibles que leurs pairs cisgenres hétérosexuels de présenter : 
    • des problèmes de santé mentale ou de consommation de substances (56 % contre 29 %); 
    • des idées suicidaires (25 % contre 5 %). 

Le soutien familial et des espaces scolaires sûrs et valorisants sont des facteurs de protection essentiels. 

Utilisation des services : où les jeunes obtiennent de l’aide

De nombreux jeunes font encore face à des obstacles pour accéder aux soins : 

  • Il est largement reconnu que moins de 20 % des jeunes ayant besoin de services en santé mentale obtiennent des soins appropriés. 
  • Les obstacles comprennent la disponibilité limitée, les longs délais d’attente, la stigmatisation et les difficultés à s’orienter dans le système. 

Le soutien communautaire et scolaire est important 

  • De plus en plus de jeunes se tournent vers les structures communautaires pour obtenir de l’aide en santé mentale plutôt que vers les hôpitaux. 
  • Selon l’Institut canadien d’information sur la santé (ICIS), 74 % des enfants et des jeunes ayant des besoins précoces en matière de santé mentale ont eu accès à des services communautaires liés à la santé mentale ou à la consommation de substances en 2024, contre 61 % en 2022. 
  • En Ontario, l’école est souvent le premier endroit où les élèves se tournent lorsqu’ils ont des problèmes de santé mentale : 
    • Environ 45 % d’entre eux sollicitent d’abord de l’aide à l’école, contre 26 % par le biais d’organismes communautaires de santé mentale.  
    • Entre 2020 et 2021, 115 890 élèves de l’Ontario ont bénéficié de services de santé mentale en milieu scolaire

Pour de nombreux élèves, les services de prévention et d’intervention précoce en milieu scolaire offrent le soutien adéquat au moment opportun, dans des environnements familiers et peu contraignants. Quand les élèves peuvent bénéficier d’une aide dès leur plus jeune âge à l’école, ils sont moins nombreux à avoir besoin de services plus intensifs en milieu communautaire ou hospitalier.

La voix des élèves

Santé mentale en milieu scolaire Ontario, en partenariat avec le Centre for School Mental Health de l’Université Western Ontario, a recueilli les commentaires d’élèves de partout en Ontario sur leurs priorités en matière d’apprentissage et de programmes de santé mentale dans leurs communautés scolaires. Le sondage et les groupes de discussion #ONecoute ont été menés en 2019, en 2021 et en 2024-2025.  

Voici les cinq principales conclusions tirées de l’initiative #ONecoute 2024 : 

  1. Les élèves souhaitent que la santé mentale soit intégrée de façon concrète à leur éducation. 
  2. Les élèves souhaitent que leurs parents et leurs aidants naturels soient bien équipés pour soutenir leur santé mentale. 
  3. Les élèves sont conscients des occasions de promouvoir la santé mentale à l’école, mais leur intérêt à assumer des rôles de leadership semble limité. 
  4. Les élèves reconnaissent le lien entre l’identité et la santé mentale, et valorisent les occasions de célébrer leur propre identité tout en découvrant celle des autres, comme moyen de renforcer le sentiment d’appartenance à l’école. 
  5. Plusieurs élèves savent où trouver du soutien en santé mentale à l’école et peuvent se tourner vers au moins un adulte de confiance. 

Pour en savoir plus : #ONecoute 2024 : La voix des élèves sur la santé mentale – Rapport final 

La page Web étudiante de Pros’pairs a été créée en collaboration avec des élèves de partout en Ontario. Le groupe Pros’pairs SMS soutient Santé mentale en milieu scolaire Ontario dans le cadre de divers projets visant à améliorer la santé mentale des élèves et à réduire la stigmatisation. 

Voix des parents et des aidants naturels 

Au printemps 2024, dans le cadre de l’élaboration d’une série de ressources sur les connaissances de base en matière de santé mentale destinées aux parents et aux aidants naturels, la Coalition ontarienne pour la santé mentale des enfants et des jeunes a mené une enquête afin de recueillir l’avis des parents et des aidants naturels concernant leurs besoins en matière d’information et leurs préférences en ce qui concerne la santé mentale des enfants et des jeunes. Les résultats indiquent que les parents souhaitent obtenir des ressources sur la manière de soutenir la santé mentale de leurs enfants et ont besoin d’un moyen simple de savoir quelles ressources proviennent de sources crédibles. Ils souhaitaient également entendre le point de vue d’autres parents et aidants naturels.  

Les sujets sur lesquels les parents et les aidants naturels souhaitaient s’informer sont les suivants : 

  • comment défendre les besoins de santé mentale de leur enfant à l’école;  
  • les signes d’un problème de santé mentale;  
  • comment accéder à un soutien en santé mentale pour leur enfant;  
  • comprendre les traumatismes et soutenir un enfant qui en a été victime;  
  • comment soutenir un enfant bénéficiant de services de santé mentale. 

À vos côtés

Explorons ensemble la littératie et le soutien en matière de santé mentale.

Ressources destinées aux parents et aux aidants naturels pour favoriser l’apprentissage de la santé mentale et le bien-être de chaque famille

Le Carrefour de ressources « À vos côtés » est le fruit d’une collaboration entre une équipe de parents et d’aidants naturels et de professionnels de la santé mentale en milieu scolaire, afin de répondre aux besoins cernés. 

Le rôle des écoles en matière de santé mentale et de santé liée à la consommation de substances

Les écoles sont le milieu idéal pour la promotion, la prévention et l’intervention précoce en matière de santé mentale. Le soutien de la santé mentale à l’école encourage le bien-être, améliore l’apprentissage et a des bienfaits économiques.

Il faut tout un réseau  

Pour soutenir la santé mentale et le bien-être des jeunes en Ontario, surtout dans les années qui ont suivi la pandémie, il faut des efforts coordonnés entre les ministères, les secteurs, les organisations et les communautés. Bien que les jeunes et leur famille puissent apprendre à nourrir leur santé mentale et à développer des stratégies de résilience individuelle, les progrès en matière de bien-être global seront plus importants si nous travaillons et réfléchissons en tant que communauté. Avant que les problèmes de santé mentale ne s’aggravent, il est judicieux et rentable de mettre en place proactivement des services et un accompagnement efficaces pour les jeunes et leur famille. 

Un système de soins intégré est un ensemble complet de services organisés en un réseau de soins coordonné, axé sur des partenariats pertinents avec les jeunes et leur famille. Les services offerts au sein de ce réseau sont adaptés aux réalités culturelles et couvrent la promotion de la santé mentale, la prévention, ainsi que des services de traitement plus intensifs. Un système de soins intégré repose sur trois caractéristiques principales : 

  1. Intégration – coordination et cohérence entre les différents éléments de systèmes de soins souvent fragmentés, afin de les unir en un tout cohérent.  
  2. Soins – prestation de services éclairés par des données probantes et adaptés à la culture, tout au long d’un continuum de soins (promotion de la santé mentale et de la santé liée à la consommation de substances, prévention, identification précoce, intervention précoce, traitement de base et intensif). 
  3. Approche axée sur la personne – collaboration avec les personnes qui utilisent les services, en mettant l’accent sur leurs identités et leurs intersections uniques, et en veillant à ce qu’elles possèdent les connaissances, les compétences et la confiance dont elles ont besoin pour mieux gérer leurs soins.

Le rôle des écoles  

Les écoles jouent un rôle important dans un système de soins intégré. Les jeunes passent une grande partie de leur vie à l’école, ce qui fait de ces établissements des lieux tout indiqués pour favoriser leur santé mentale et leur bien-être.  

L’école est un lieu idéal pour que les élèves : 

Soutenir la santé mentale des élèves à l’école

Au sein des écoles, les membres du personnel jouent plusieurs rôles.  

Le personnel enseignant et le personnel scolaire sont bien équipés pour soutenir les activités de promotion de la santé mentale et de littératie en santé mentale, que ce soit à l’échelle de la classe ou en petits groupes. Ils peuvent soutenir les jeunes leaders qui souhaitent promouvoir le bien-être à l’école. Ils peuvent également être les premiers à remarquer un changement dans le comportement d’un élève et ainsi entamer un processus d’identification précoce en faisant part de ces préoccupations à l’élève, à ses parents ou aidants naturels et aux autres membres du personnel concernés.  

Le personnel enseignant et le personnel scolaire ne sont pas des professionnels de la santé mentale et ne peuvent ni évaluer, ni diagnostiquer, ni prodiguer de traitement. Le diagnostic et la psychothérapie sont des actes autorisés qui ne peuvent être pratiqués que par des professionnels de la santé réglementés.  

En milieu scolaire, des professionnels réglementés tels que les travailleurs sociaux, les psychologues et les assistants en psychologie, les infirmières et infirmiers en santé mentale et en toxicomanie, et les psychothérapeutes autorisés sont en mesure de soutenir l’évaluation clinique et les interventions.

Boîtes à outils pour les enseignants et le personnel d'accompagnement des élèves

Des outils pratiques pour créer des classes où règne le bien-être psychologique.

Accédez à des stratégies et des outils fondés sur des données probantes et favorisant l’affirmation de l’identité afin de promouvoir le bien-être, de sensibiliser les élèves à la santé mentale et de repérer les cas où ils pourraient avoir besoin d’un soutien supplémentaire.

Conçu pour une utilisation quotidienne en classe et conforme au programme scolaire de l’Ontario.

Boîte à outils pour les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire

Accédez à des outils éclairés par des données probantes et affirmant l’identité, à des formations professionnelles, à des protocoles d’intervention brève et à des communautés de pratique pour soutenir la santé mentale et le bien-être des élèves.

Ces professionnels de la santé mentale en milieu scolaire :

  • proposent des interventions brèves, éclairées par des données probantes et adaptées au contexte culturel, au sein même du milieu scolaire; 
  • soutiennent la prévention et l’intervention précoce auprès des élèves ayant des besoins émergents; 
  • facilitent l’accès des élèves à des services plus intensifs dans la communauté ou à l’hôpital, au besoin.

Il convient de noter que les écoles ne sont pas bien placées pour assurer des soins de santé mentale plus intensifs. Ils ne disposent pas des espaces cliniques ni des infrastructures nécessaires pour aider les jeunes à surmonter des problèmes complexes. C’est pourquoi des liens étroits avec les services communautaires sont essentiels pour garantir des voies d’accès claires vers, depuis et à travers les traitements de santé mentale en cas de besoin.  

Il arrive que les élèves ne soient pas en mesure ou ne souhaitent pas accéder à des services à l’extérieur de l’école, ou qu’ils aient besoin d’une intervention immédiate en cas de crise. Des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire sont disponibles pour assurer une prise en charge immédiate et un accompagnement à court terme pendant que les prochaines étapes sont mises en place.  

Les directions et directions adjointes des écoles sont des acteurs clés pouvant diriger pour favoriser la santé mentale à l’école. Elles contribuent à créer des environnements où les élèves et le personnel ressentent un fort sentiment d’appartenance et d’importance en : 

  • assurant des bases organisationnelles solides; 
  • soutenant le bien-être du personnel;  
  • modélisant des pratiques favorisant la santé mentale à l’école.

Boîte à outils pour les directions et directions adjointes d'école

Promouvoir une école favorable au bien-être psychologique

Accédez à des outils, des cadres et des ressources fondés sur des données probantes et favorisant l’affirmation de l’identité, qui vous aideront à instaurer une culture scolaire propice au bien-être psychologique.

Boîte à outils pour les leaders du système

Renforcer les systèmes scolaires qui favorisent la santé mentale en Ontario.

Appuyez la stratégie globale de votre conseil scolaire en matière de santé mentale grâce à une planification éclairée par des données probantes, des outils de cueillette de données et des ressources axées sur la science de la mise en œuvre. Conçue pour aider les surintendances, la direction de l’éducation et les équipes du système à instaurer un changement durable.

Les leaders du système, tels que les directions et les surintendances de l’éducation, ont un rôle similaire à l’échelle du système. Ils créent les conditions nécessaires à un système qui favorise la santé mentale et instaurent une culture d’appartenance et de valorisation pour tous, une responsabilité commune. 

À chacun son rôle

Comme la santé mentale touche tout le monde, les membres du personnel du district scolaire (p. ex., le personnel administratif, les conducteurs d’autobus, les employés de la cafétéria, les services de soutien) peuvent tous bénéficier d’une formation de sensibilisation à la santé mentale. Un jeune peut décider de se confier à n’importe quel adulte bienveillant lorsqu’il a des inquiétudes concernant sa santé mentale.  

Les parents et les aidants naturels sont les premiers enseignants de l’enfant et se trouvent au centre du cercle de soins qui l’entoure. Une communication solide, respectueuse et réciproque entre la maison et l’école, ainsi qu’un apprentissage partagé en matière de santé mentale, contribuent grandement au bien-être des élèves.

Santé mentale et apprentissage scolaire

La santé mentale et la réussite scolaire vont de pair. Lorsque les élèves sont en bonne santé mentale, ils sont plus réceptifs à l’apprentissage. Des recherches ont établi un lien entre les programmes de promotion de la santé mentale, notamment la participation à des activités scolaires de qualité visant à renforcer les habiletés socioémotionnelles, et le bien-être émotionnel des élèves ainsi que leurs résultats scolaires. De plus, pour les jeunes qui éprouvent des problèmes de santé mentale, il est prouvé que l’identification et l’intervention précoces sont essentielles pour favoriser des parcours de vie plus positifs. Autrement dit, quand les élèves reçoivent rapidement l’aide dont ils ont besoin pour leur santé mentale, ils obtiennent de meilleurs résultats scolaires et ont des perspectives à long terme plus favorables. Comme l’école est souvent le premier endroit où les jeunes vont chercher de l’aide pour des problèmes de santé mentale, il est important de mettre à leur disposition des services de soutien appropriés, accessibles et adaptés. 

Le rendement du capital investi dans la santé mentale en milieu scolaire 

Des pratiques efficaces en matière de santé mentale en milieu scolaire sont rentables. Dans de nombreux pays, des études ont démontré qu’investir tôt dans la promotion de la santé mentale génère un rendement du capital investi important. Par exemple, des modèles économiques du Royaume-Uni indiquent un rendement important pour l’apprentissage socioémotionnel (83,73 £ de rendement par livre investie) et les programmes de lutte contre l’intimidation (14,35 £ de rendement par livre investie). Des études menées au Canada indiquent une valeur particulière pour la promotion de la santé mentale dès la petite enfance (6 à 16 $ de rendement par dollar investi). On a également constaté que les investissements dans la santé mentale en milieu scolaire permettent de réaliser des économies dans d’autres secteurs, comme la santé et la justice. 

L’Ontario a investi dans des services de promotion, de prévention et d’intervention en santé mentale en milieu scolaire afin de renforcer les facteurs de protection pour tous les élèves, d’offrir un soutien précoce en cas de difficultés et de garantir des voies d’accès efficaces vers des services plus intensifs au besoin. Bien que cet investissement ne puisse à lui seul réduire immédiatement les troubles de santé mentale chez les enfants et les jeunes, notamment dans les années qui suivent une pandémie mondiale, il contribue grandement à un système de soins intégré conçu pour offrir un soutien global et complet en matière de santé mentale aux jeunes Ontariens et à leur famille. 

Le système de soutien à plusieurs niveaux

Partout dans le monde, un système de soutien à plusieurs niveaux est jugé essentiel pour la prestation de services de santé mentale en milieu scolaire. Cette structure aide à établir des priorités, à préciser les rôles, ainsi qu’à assurer la coordination et la qualité des services dans un domaine complexe et évolutif. En général, cela comprend un continuum de services : promotion de la santé mentale, identification précoce, prévention et intervention précoce, mesures de soutien intensif et voies d’accès aux services pour des besoins de santé mentale plus complexes.

Illustration du système de soins à plusieurs niveaux en Ontario; veuillez lire la description ci-dessous.

Niveau 1 – promotion de la santé mentale

Un système de soutien à plusieurs niveaux commence par la promotion de la santé mentale. Il y accorde la priorité, en mettant l’accent sur le rôle critique joué par les écoles dans le bien-être au quotidien, le développement des habiletés socioémotionnelles, la réduction de la stigmatisation et la littératie en matière de santé mentale et de dépendances. C’est ce qu’on appelle couramment un soutien de niveau 1 et il est généralement offert à l’école ou au niveau de la classe.

Identification précoce et soutien

Bien que les membres du personnel enseignant soient souvent les premiers à remarquer un changement d’émotions ou de comportement qui pourrait indiquer un trouble de santé mentale ou de consommation de substances, un élève peut choisir de communiquer avec n’importe quel autre membre du personnel de l’école pour obtenir du soutien émotionnel. Par conséquent, tous les membres du personnel de l’école doivent avoir un certain niveau de sensibilisation à la santé mentale et certains d’entre eux, surtout ceux qui soutiennent les élèves à titre particulier (p. ex., les travailleurs auprès des enfants et des jeunes, les entraîneurs, le personnel enseignant en orientation, le personnel enseignant-ressource, le leader de l’AGS, l’accompagnateur pour l’obtention du diplôme) peuvent bénéficier d’une littératie sur la santé mentale spécialisée axée sur l’identification précoce et le soutien. En plus d’apprendre à reconnaître les signes d’un problème de santé mentale, dans le cadre d’un système de soutien à plusieurs niveaux, le personnel de soutien aux élèves est équipé de ressources, d’outils et de programmes d’affirmation identitaire qui peuvent servir à aider les élèves qui pourraient bénéficier de soutien et d’alliances supplémentaires.



Boîte à outils pour le personnel de soutien aux élèves

Des outils pratiques pour créer des classes où règne le bien-être psychologique.

Accéder à des stratégies et à des mesures de soutien fondées sur des données probantes et favorisant l’affirmation de l’identité, afin de promouvoir le bien-être et de repérer les élèves qui pourraient avoir besoin d’un soutien supplémentaire

Niveau 2 – prévention et intervention précoce

Lorsque les élèves présentent des signes d’un problème de santé mentale ou de santé liée à la consommation de substances émergent ou s’aggravant, des services de prévention et d’intervention précoce de niveau 2 en milieu scolaire peuvent être mis en place. En Ontario, des professionnels de la santé mentale en milieu scolaire inscrits auprès d’un ordre professionnel, tels que les travailleurs sociaux et les psychologues/associés en psychologie en milieu scolaire, sont disponibles pour offrir des interventions brèves et éclairées par des données probantes afin d’aider les élèves ayant des problèmes de santé mentale et/ou ou de santé liée à la consommation de substances de légers à modérés.

Niveau 3 – soutiens intensifs et voies d’accès aux services

Certains élèves présentant des problèmes de santé mentale et/ou de dépendances importants, aigus ou complexes, nécessitent des services de santé mentale plus intensifs ou urgents, appelés soutien de niveau 3 ou 4. Dans ces cas-là, les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire apportent leur aide pour les voies d’accès aux soins et le soutien clinique. La vision collaborative du système de soins décrite dans Bons soins au bon moment souligne le besoin crucial de transitions claires et fluides vers, depuis et à travers des services plus intensifs ou spécialisés lorsque les élèves de l’Ontario ont besoin de ce niveau de soutien.

Les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire peuvent faciliter ces transitions, en soutenant les élèves et leurs familles en matière d’accès aux services, d’orientation et de plans de soins. Lorsque les élèves ne peuvent ou ne veulent pas recevoir ces services dans les structures communautaires, de santé mentale, culturelles/religieuses ou hospitalières, un soutien à la stabilisation est assuré par les professionnels de la santé mentale en milieu scolaire.

Que pouvons-nous vous aider à trouver?